Différents types de stocks


On distingue différents types de stocks :

les stocks nécessaires à la fabrication, matières premières, ébauches, pièces
spéciales sous-traitées, sous-ensembles, pièces intermédiaires fabriquées
par l’entreprise ;


les pièces de rechange pour le parc machines, les outillages spéciaux, les
outillages et matières consommables, les pièces, les matériaux, les produits
pour l’entretien des bâtiments ;

les en-cours, c’est-à-dire les stocks entre les différentes phases de l’élaboration du produit (entre les machines) ;
les stocks de produits finis.

Comme nous l’avons dit précédemment, les stocks constituent à la fois une
nécessité et une lourde contrainte financière. En moyenne, le coût annuel
des stocks représente 25% à 35% des capitaux immobilisés. Avant d’aller plus
loin, il est important de réfléchir à la notion de stock afin de ne plus les considérer comme « un mal nécessaire ».


Les stocks sont de natures différentes. Certains sont des stocks « subis », c’est-
à-dire involontaires, alors que d’autres sont « voulus », car inhérents au mode
de production. En énumérant un certain nombre de stocks, nous remarquerons qu’il est parfois délicat de les classer dans une seule de ces catégories.

Cherchons l’origine des stocks subis :
ils se forment en raison d’erreurs dans les prévisions de la demande ;

ils apparaissent parce que l’on produit plus que nécessaire (en raison des
aléas de fonctionnement), d’où la tendance des stocks à se gonfler ;

ils se constituent du fait de la production par lots ;

ils se forment en raison de la différence de rythme des moyens de production.
Les stocks voulus peuvent également provenir de plusieurs sources :


production anticipée en raison du long délai qui s’écoule entre la commande
et la production ;

production anticipée pour niveler les fluctuations de la demande ;

stocks nécessaires pour compenser les irrégularités dans la gestion de la
fabrication (usinage), du contrôle et des transports ;


stocks de précaution pour le cas de pannes des machines ou produits
défectueux ;


stocks résultant de la production d’un lot de grande taille en prévision des
temps importants de mise en route des séries.



Si l’on considère l’investissement non productif que représentent les stocks,
on note qu’il est fondamental pour une entreprise de chercher à les réduire le
plus possible. Toutefois, cette réduction ne doit pas se faire de façon aveugle,
sinon elle risque d’engendrer des ruptures et des retards de livraison.
La diminution des stocks est toujours corrélée à une réduction du délai de
production. On ne diminue pas les stocks, les stocks se réduisent suite aux
actions menées sur le processus de production telles que :

la prévention des pannes de machines (maintenance) ;
la réduction du nombre de produits défectueux (amélioration de la qualité) ;
la réduction des temps de mise en route ou temps de changement de série ;

l’amélioration de la gestion de production dans l’entreprise par la mise en
œuvre des méthodes que nous exposerons dans cet ouvrage.

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