Pourquoi l’évolution de l’économie immatérielle pousse à la modernisation des SI



Le monde plat où les clients sont connectés à l’entreprise, les employés nomades, les partenaires « en flux tendu » directement connectés dans une logique
d’entreprise étendue, tout cela nécessite une intégration toujours plus forte de
technologies très hétérogènes entre elles. En corollaire, cela impose également
des contraintes très fortes d’ouverture du système d’information avec les problé-
matiques de sécurité liées, ainsi que la nécessité de réutilisabilité des fonctions
et services sous peine de ne pas avoir la flexibilité nécessaire face à des besoins
et des comportements nouveaux.

Les systèmes d’information ne sont plus totalement dans une logique de développer des applications pour des utilisateurs internes à l’entreprise. Les frontiè-
res se sont déplacées sur plusieurs axes à la fois.

• L’axe géographique : les applicatifs sont devenus mondiaux, les utilisateurs
mobiles et internationaux.


• L’axe temporel : les services doivent parfois fonctionner en continu, 24 h/24,
7 j/7. La raison en est autant la mondialisation que l’exigence des clients qui
ne se déplacent plus en boutiques ou en agences, mais vont consulter les
informations sur leurs comptes ou effectuer des achats via Internet et au-delà
(PDA, smartphone…), à toute heure.


• L’axe services : qui, en définitive, utilise les services du système d’information
d’une entreprise ? Au-delà de la logique interne où les utilisateurs sont des
employés, les utilisateurs sont aussi les clients, à qui il faut fournir des services d’information via des technologies de communication de plus en plus
variées. Ce sont également des fournisseurs, des partenaires dans la logique
d’entreprise étendue. En particulier, l’entreprise doit apprendre à mieux partager ses services d’information, par exemple pour les collaborations de type
ingénierie, en conception mais aussi en après-vente, sur des savoir-faire pointus (référentiels et catalogue de données techniques), ou pour les collaborations de type achat/vente sur des catalogues d’offres.
Dès lors, les enjeux d’évolution poussent à la modernisation des SI afin qu’ils
puissent fournir les services permettant la mise en place d’un modèle d’entreprise en réseau, communicante, ouverte et sécurisée.
En particulier, il s’agit de fournir une infrastructure banalisée d’accès au SI et
aux outils de communication, à tout moment, depuis n’importe où et en toute
sécurité. Ensuite, il faut pouvoir partager les données efficacement, optimiser
encore les processus, voire les changer en prenant en compte les nouveaux
modes de travail et d’interactions avec le SI.
Les systèmes d’information hérités du passé sont loin d’avoir la flexibilité
requise, en raison d’une architecture rarement pensée de façon globale (en particulier pour la sécurité) et, le cas échéant, pas assez orientée vers un usage de
services partagés, au-delà même des murs de l’entreprise. Leur logique applicative est même en cause car elle a souvent entraîné des silos de données et de
fonctions, avec pour conséquence des doublons, des incohérences, des redondances. D’ailleurs, quand bien même une application donnerait satisfaction
aujourd’hui, cela ne garantit en rien son adaptabilité future.

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